Quand la publicité déchaîne les féministes
22/02/2012
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La place de la femme dans la publicité est depuis longtemps un sujet très sensible. La récente polémique autour des publicités de la compagnie aérienne irlandaise Ryanair en est une nouvelle fois la preuve.

"des prix chauds, tout comme l'équipage !!!"
Ryanair, qui n’en est pas à sa première polémique, s’est attirée cette fois les foudres de certaines de ses employées, se voyant traitées comme des « objets sexuels » par leur propre entreprise. L’affaire fut portée devant l’Advertising Standarts Autority (autorité de surveillance de la publicité anglaise) en décembre 2011, qui a décidé de bannir la publicité il y a quelques jours.
Le message est certes à prendre au second degré, mais l’humour ne passe toujours pas en publicité quand il s’agit de la représenter la femme-objet. Il faut se souvenir que dans les années 50 et 60, la femme était perçue comme la ménagère et la publicité s’évertuait à nous faire croire que les appareils électroménager étaient la plus belle chose qui lui soit arrivée !

Moulinex libère la femme - 1956

Hoover - 1960 - le matin de noël, elle sera plus heureuse avec un Hoover.

Boites sous vide Fowlers Vacola - 1960 - le cadeau idéal pour toutes les occasions.

Robot multifonctions Kenwood - 1960 - Le Chef fait tout sauf la cuisine, les femmes sont faites pour ça !
Faire un bon café était primordial pour être une bonne épouse selon Folger’s coffee (1954) et Moutain Grown (années 60)
Et lorsque la femme sortait de sa cuisine, c’était souvent pour se ridiculiser.

Telex Datacomp - 1962

Volkswagen - 1964 - Tôt ou tard, votre femme conduira, une bonne raison d'avoir une Volkswagen.
Beaucoup d’autres exemples à voir sur le blog Advertising Times : le sexisme dans la pub en 45 affiches surprenantes – le sexisme dans la pub, le retour.
A la fin des années 60, le mouvement féministe, prônant l’émancipation de la femme, réussit à faire évoluer provisoirement le rôle et la vision de la femme dans la société, et donc dans la publicité. La femme s’affirme, certaines marques surfent sur cette tendance comme l’enseigne de chaussures Eram. Etait-ce la fin du sexisme dans la publicité ? Non !
Le sexisme fait son grand retour dans la publicité à partir des années 90, influencé par la tendance porno-chic. Le femme passe du statut de ménagère dans les années 60 à celui de femme-objet dans les années 90. Une chose est sûre : le sexe attire l’attention (même s’il ne fait pas forcément vendre), ce qui ne peut que être bénéfique pour la notoriété de la marque. Toutes les excuses sont bonnes pour montrer une femme nue, que le produit soit un gel douche ou un parfum…

Yves Saint Laurent - Opium - années 2000
Ces dernières années, deux types de publicités sexistes se détachent :
1. Les publicité toujours plus trash.
Montrer une femme nue ne suffit plus, il faut aller plus loin, simuler l’acte sexuel, choquer le public pour faire parler de soi. Le buzz sera d’autant plus important si la publicité est retirée, comme pour les quelques couturiers ci-dessous. Drôle d’idée que de montrer des corps nus pour vendre des vêtements…

Tom Ford - couturier et parfumeur - 2008 (et encore, ce n'est pas la pire...)
American Apparel

La marque American Apparel gère elle-même ses campagnes publicitaires. Selon Don Charney, créateur et Directeur général d’American Apparel, les modèles posant pour ces publicités ne sont pas des mannequins professionnels mais des gens choisis dans la rue, voire des employés de l’entreprise. Les modèles ne sont pas maquillés, pour garder un côté naturel et proche des clients.

American Apparel

American Apparel – collection automne hiver 2011/2012 (une certaine ressemblance avec l’affiche du film Les Infidèles)

Sisley
La marque de prêt-à-porter italienne appartient au groupe Benetton, mondialement connu pour ses publicités choc. Sisley dépasse les limites du politiquement correct avec un style pornographique amateur, loin de la tendance porno-chic, et pire encore, en faisant des allusions à des pratiques zoophiles.




Diesel – campagne Be Stupid
La campagne Be Stupid de Diesel fut primée au Grand Prix de la Publicité de Canne en 2010 avant d’être bannie en Angleterre sous son format d’affiches. L’autorité de surveillance a en effet décrété que cette campagne d’affichage « pouvait être vue par tout le monde et donc donner de mauvaises idées aux enfants ». Diesel tenta en vain de défendre sa campagne en disant sur la publicité ci-dessous montre « une image forte et inattendue de la féminité », que la femme montrant ses seins à la caméra« traitait de la préoccupation de la société face aux caméras de surveillance branchées 24/24, mais de manière légère ».


Dolce & Gabbana (2007)

La publicité fut tout d’abord retirée en Italie par l’Institut d’autodiscipline publicitaire, lui reprochant « d’offenser la dignité de la femme. Si l’image ne porte pas de références implicites à la violence physique, elle évoque, en raison de la position passive et désarmée de la femme face aux hommes qui l’entourent, la représentation d’un abus ou l’idée d’une violence à son encontre », indiqua encore l’Institut. Devant ces accusations, Dolce Gabbana retirera quelques jours plus tard la publicité dans le monde entier, en indiquant qu’ils n’avaient jamais voulu offenser ou créer de polémique.
Gucci (2008)

Scène de soumission trop évidente. Selon la Chambre de Commerce Internationale, La publicité doit éviter d’induire une idée de soumission ou de dépendance dévalorisant la personne humaine et en particulier les femmes.
Lee

Une allusion sexuelle trop évidente dans un style porno-amateur.
2. Les publicités humoristiques
Babette (2000)

L’humour est bien passé. Intéressante anecdote de Jean-Pierre Teyssier, président du BVP (Bureau de Vérification de la Publicité) de l’époque :
Ce soir d’avril, se trouvait posée sur notre bureau l’affiche de la crème fouettée Babette, assortie d’un slogan à l’humour provocateur « je la lie, je la fouette, et parfois elle passe à la casserole », largement étalé sur le tablier d’une cuisinière plutôt sexy. Cette affiche ne nous a pas interpellés outre mesure. Les instruments de cuisine mis clairement en évidence, permettent de décoder, de façon immédiate, le jeu de mots présenté en accroche. L’humour est évident et le jeu de mots plutôt bien trouvé. Nous en parlons entre nous et aboutissons rapidement à une conclusion : Babette est un clin d’œil plus qu’une provocation. Son humour nous aura convaincus. La suite immédiate nous donnera raison. Diffusée entre le 12 et le 19 avril 2000, la première campagne d’affichage Babette sur 5500 panneaux ne soulèvera que peu de réclamations auprès du BVP. Quatre pour être tout à fait précis. Nous ne sommes pas surpris. Avant de donner son feu vert à la campagne, l’agence d’Arcy a pris soin de tester sa création sur un échantillon de femmes représentatives. Lesquelles n’y ont rien trouvé à redire. En un an, les ventes ont progressé de 35,9%. Les consommatrices, visiblement, ont apprécié l’humour. Du moins ne les a-t-il pas fait fuir.
L’année suivante, Babette lance la deuxième vague de la campagne publicitaire.

Cette fois-ci, les pétitions organisées par des associations arrivent par centaines au BVP. Ce qui était drôle la première fois ne l’est plus la seconde…
Sixt (2009)
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Le 24 avril 2009 apparaissait sur le site Lepost.fr une bannière publicitaire pour le loueur de voitures Sixt. En cliquant sur la provocante bannière, l’internaute arrivait sur la page suivante, où la chute était bien plus sérieuse.

Un second message apparaissait quelques instants plus tard.

Interrogé par LePost, Konstantin Sixt, responsable des services Internet de Sixt, reconnu l’erreur et déclara que « les français n’ont pas compris l’ironie du message… C’est plus difficile de communiquer sur internet car les gens regardent très vite une bannière ». En effet, beaucoup d’internautes n’ont pas forcément cliqué sur la bannière pour voir la chute.
Quelques visuels de la campagne :





Et vous, trouvez-vous cette campagne drôle ?
3 Suisses (2010)

Alors qu’une étude scientifique venait d’affirmer que le point G n’existe pas, les 3 Suisses profitèrent de cette actualité avec une affiche publicitaire assurant que le point G était dans la penderie. Selon Anne-Marie Schwab, directrice de la communication des 3 Suisses, l’idée était d’être drôle et impertinent.
« On ne voulait pas faire parler de nous sous l’angle de la misogynie, c’est sûr. Le but de ces affiches c’est que les gens remarquent les 3 Suisses… Nous sommes désolé d’avoir heurté la sensibilité de certaines personnes, ce n’était vraiment pas le but. »
Orangina
Les animaux humanisés d’Orangina permettent des allusions sexuelles très poussées en évitant la censure, comme pour l’affiche ci-dessous, où la femme-biche semble donner le sein au vieil homme.

11footballclub.com
A l’occasion de l’ouverture de son magasin nantais, la boutique en ligne spécialisée dans les articles de foot 11 Football club vient de réaliser cette publicité virale dans le but évident de créer le buzz. Une nouvelle fois, la femme est perçue comme un objet sexuel dominé.
Interrogé par 20minutes, le co-gérant du magazin déclara pour sa défense que « ce n’est que de l’humour, et rien d’autre. Le message de la pub n’était pas de dénigrer la gent féminine, mais juste de dire qu’on prend soin de nos clients »
Natan (2002)

La femme vénale selon le joallier Natan, qui se vente d’avoir inventé « la première télécommande pour femme ».
Cadremploi (2007)

Pourquoi le « e » de recruté(e) est-il entre parenthèses ?
Burger King

« Il va vous exploser la tête ». La femme ressemble a une vulgaire poupée gonflable.
Maggi (2003)

Campagne jugée « sexiste et discriminante pour les femmes » par l’association féministe La Meute.
RabaisEtudiant.ch (2008)

Surcouf (2008)

En octobre 2008, le magasin de l’avenue Daumesnil retire de ses vitrines des visuels particulièrement sexistes qui avaient provoqué la fureur de l’association. L’association féministe des « Chiennes de garde » avaient diffusé une lettre ouverte à Yves Lagier, le PDG de Surcouf, lui demandant de retirer ces images offensantes pour les femmes.
Fromage AOC Cantal (2009)
Les Chiennes de garde ne tarderont pas à dénoncer « ce prétendu humour qui prend les femmes pour cible dans des films portant le logo de la République Française et notamment financée par de l’argent public provenant du Conseil régional d’Auvergne et du Département du Cantal » et lança l’opération non au fromage qui tue.
Peta.org
Cette publicité signée de l’association de défense des animaux Peta devait être diffusée lors de la 43ème édition du SuperBowl en 2009. La chaîne américaine NBC lui opposa son veto.
Nikon

Le sexisme pour la bonne cause
Reporter sans Frontières (2007)

Afin d’interpeller les français sur la situation de la liberté de la presse en France à quelques jours de l’élection présidentielle de 2007, Reporter Sans Frontières représente une marianne au visage violenté, surmontant le slogan provocateur « Franchement elle l’a cherché ». Les Chiennes de garde ne tarderont pas à réagir, prétextant que « même au service d’une bonne cause, la violence contre les femmes ne peut être un argument pertinent ».
Association de défense contre le tabac – 2010

L’allusion à une fellation forcée est trop évidente. Ce n’est pas tant l’image de la femme qui est en jeu ici, mais celle de l’enfant. Certaines associations comme Enfance et Partage reprochent à cette campagne de faire le parallèle entre l’abus sexuel et le tabagisme pour illustrer la dépendance qu’il engendre.
Quel est l’avenir de la femme dans la pub ?
Malgré toutes les actions menées par les mouvements féministes, il semble que le sexisme dans la publicité ait encore de beaux jours devant lui. Les responsables de la communications des marques ont beau présenter leurs excuses en prétextant vouloir uniquement faire de l’humour et ne pas choquer les sensibilités, on peut douter de leurs réelles intentions.
A moins d’une grande naïveté de leur part, ces experts qui maîtrisent toutes les ficelles de la communication savent pertinemment qu’ils créeront le buzz grâce aux féministes, qui ne manquent pas de réagir à chaque provocation.
La publicité n’est que le reflet de la société. Internet a révolutionné les moyens de communication et notre façon de consommer l’information. Une information peut faire le tour de la planète en quelques minutes, et, comme le disait Andy Warhol en 1968, chaque individu peut avoir son quart d’heure de gloire. Il est bien plus difficile d’attirer notre attention qu’auparavant, tout doit aller plus vite, être plus fort… La tendance porno-chic dans la pub des années 90 s’est transformée en porno-amateur dans les années 2000.
Avons-nous atteint une limite ou est-il possible d’aller encore plus loin ?
EDIT : 27/02/2012 – Et l’homme dans tout ça ? ——————————————————–
Pour respecter la parité homme-femme, je vous invite à consulter cet article : l’homme, objet sexuel publicitaire


Barbie, femme parfaite et icône publicitaire !
Quand la publicité s’autoparodie
Fumez ! C’est bon pour votre santé selon la pub…
fév 22, 2012 @ 18:37:02
MLF pas mort.. On a à peine commence à déblayer le terrain!! Les hommes ne sont guère mieux traités que les femmes,d’ailleurs,dans cette « marchandatisation » du corps…
fév 22, 2012 @ 22:39:50
Mais que sont majoritairement ces publicitaires, ces experts en communication ? Des hommes ou des femmes ?
Et bien quel chemin parcouru ! Si c’est une femme libre que l’on nous montre dans ces pubs, c’est que tout est à refaire ! Mais bon, c’est ça notre société capitaliste qui repose sur des fondements de rapports dominants/dominés. Oui, il y a du boulot !
De plus en plus dégueu… et franchement violent ! De quoi laisser passer aussi toutes les violences… sociales, très… insidieusement et dangereusement.
- Oh, excusez moi de vous demander pardon… j’vous avais pas vue !
- Trop tard, t’as déjà fait le tour du monde… Et… ON va s’en souvenir !!!
oct 08, 2012 @ 16:46:49
et alors, faut-il s’en contenter…
fév 26, 2012 @ 16:15:15
Mais arrêtez un peu de tout mélanger.. Ces pubs ont parfois même été créées par des femmes ! Il ne faut pas confondre sexisme, machisme et HUMOUR, AUTODERISION ! Je suis une femme parfaitement indépendante, et cela ne m’empêche pas de penser que le féminisme faut arrêter, c’est bon c’est finit, ça devient n’importe quoi, on a voulu l’égalité entre homme/femme et ON L’A (plus ou moins car si on regarde plus loin que l’Europe, bien sûr que ce n’est pas le cas, toutefois la publicité en Europe et Amérique du Nord si elle moque la femme c’est souvent de l’autodérision) ! Vous ne réclamez tout de même pas des privilèges là ?! Cessez d’êtres si rigides, de critiquer ce qui guide votre pensée. Oui la publicité guide votre pensée et ce n’est pas obligatoirement quelque chose de mal. Comment croyez-vous que le féminisme s’est répandu ?! Moi je les trouve très belles ces pubs. Allez jeter un coup d’oeil dans des livres d’histoire des arts mesdames et messieurs, vous verrez bien que depuis la grèce antique la nudité des femmes est le meilleur moyen pour les comparer à des déesses au-dessus des hommes. Alors quand on ne sait pas, on ne critique pas. Allez, peace, et vivez dans le présent, c’est important
Toutefois, ne vous privez pas d’améliorer votre culture de la statuaire antique, vous en avez grand besoin !
déc 16, 2012 @ 20:08:04
hey allo!!??? tes contente que les jeunes filles font les memes chose que ce qu’elles voient dans les pub que des jeunes en savent beaucoup sur le sex quand dans le temps on jouait encore avec des poupées. Il peut y en avoir des pubs sexy mais pas en tout temps dans la journée épuis il y a une différence entre de l’art et du porno
c’est pas compliquer de voir la différence!!! Et il y a une différence entre déesse et objet!
fév 26, 2012 @ 20:55:21
La Grèce Antique, paradis perdu des femmes qui n’avaient bien évidemment pas voix au chapitre dans la cité, ni même chez elles puisqu’une partie de leur maison leur était interdite. Quand je lis « le féminisme faut arrêter » , j’ai envie de sortir mon fer à repasser.
Bon, que cela ne vous empêche pas d’aller voir cette compilation réalisée par mes soins pour compléter cet article :
http://hippopotable.blogspot.com/2012/02/les-plus-belles-reclames-pour-vous.html
fév 26, 2012 @ 22:10:36
Triste.
J’adorai Culture pub qui décryptait les pubs d’excellents petits films et d’autres pubs pathétiques, trash. L’analyse de l’image doit nous faire prendre du recul et apprécier l’expression graphique :
Bien sûr y a du drôle, du 2nd degré, du bien trouvé etc…
mais pour qui (adultes et enfants dans le même bateau qu’est le salon-TV) ?
Et surtout pour quoi ?
Je relis 99 Francs de Beigbeder, et oui on nous prend pour des CB sur pattes, des comptes en banque à vider.
Business want you !
Pour la culture, le drôlerie, mieux vaut allez voir un bon film, un bon spectacle, acheter un bon roman. Vous aurez dépenser pour ce vous vouliez faire.
La pub, c’est attiser l’envie et espérer vendre avant que le client réfléchisse.
C’est tout.
fév 26, 2012 @ 22:30:19
Oui il y a bien des raisons d’être choqué là, et pas seulement pour SEXISME MANIFESTE ; il y a aussi là toute une LIBERTE D’EXPRESSION DES MARQUES…
Le cas d’American Apparel (et l’affiche du film Les Infidèles) / est super chocant pour 2 raisons. la première c’est que le film ait vu son affiche interdite. On mélange tout ici. Le cinéma a le devoir de pouvoir dire les choses. et la seconde raison c’est que la pub d’American Apparel est vectrice d’une posture affreusement machiste et n’a pas été interdite – ?????? – Au nom de l’art marchand, au nom de la liberté d’expression des marques ; lesquelles clament bien fort qu’elles ont des valeurs…?
Sinon, il y a bien la pub Natan (jambes écartées devant un diamant) c’est aussi selon moi une image de la femme très dégradante : il faudrait trouver l’équivalent mec, pour qu’ils voient l’effet que ça fait. Non mais !!!!!!!!
Je ne mettrais pas toutes les pubs de cette série dans le même sac, non plus. Tant qu’il n’y a pas d’agressé, d’agresseur : je crois que « c’est plus ou moins recevable » ; enfin à mes yeux…maintenant peut-être que je me trompe…
La Dolce Gabbana est assez troublante, (un trouble de l’esprit hein (..)) ; car le doute est permis autant d’ans le « désir » de la fille, que dans l’intention des garçons…)…Bon mais dans le doute on s’abstient, non ?
Et pour être sincère j’aime assez la Nikkon (en pleine période se seins malsains), ahhaha ouais ça me fait bien rire !
Et la mésaventure de SIXTH : savoureuse, comme une vengeance…
fév 29, 2012 @ 18:24:36
Pst, chère « Femme moderne », vous semblez vous y connaître en égalité « hommes/femmes », alors j’ai un boulot pour vous : puisque l’égalité est déjà LÀ (comme aurait pu le dire notre regretté Michel Sardou), allez corriger les innombrables erreurs et mensonges qui se sont glissés dans ce petit rapport-là, sans doute rédigé par des féministes « rigides » :
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics//084000614/0000.pdf
Attardez-vous sur la page 61, par exemple :
« 15% : part des femmes aux emplois supérieurs dans la fonction publique
1020 : montant mensuel moyen brut de la retraite en euros (1636 pour les hommes) »
Etc, etc.
Comment vous dites, déjà ?
Ah oui, ça me revient : « quand on ne sait pas, on ne critique pas. »
@ Paul : fichtre, quel blog super bat’ ! Vous avez bien fait d’en faire la pub.
août 04, 2012 @ 04:15:11
Les femmes qui sont sur les pubs, elles sont en images de synthèses?
On dirait plutôt des vraies femmes qui acceptent de vendre leur image pour de l’argent.
A part ça, ça me fait rire de voir des mecs rabâcher à cette FemmeModerne qu’il faut être féministe.
Avant le féminisme en tant que courant idéologique de masse y’avait le plein emploi.
Le bilan du féminisme? Les femmes peuvent voter ( waw, ça sert à rien, le pouvoir vient des multinationales et des banques), elles DOIVENT travailler ( et donc sont taxées par l’état qui file tout aux banques ) et sont désormais libre de consommer des cosmétiques, fringues et autres produits amincissants pour être « belles » c-a-d correspondre aux pubs qui ressemblent de moins en moins à des femmes. Je ne connais pas une seule femme qui n’aie pas peur de vieillir seule et la haine de soi atteint des niveaux records, à force de montrer des working girl américaines extrabonnes et indépendantes partout.
Vous me faites rire à être féministes parce que c’est dans l’air du temps, en sortant la femme au travail et le droit de vote comme un bilan positif. Je vois pas de chose pire que le féminisme qui soit arrivé à la femme depuis le moyen age.
L’égalité des sexes est un objectif totalement crétin, nous ne sommes pas égaux, on a pas les mêmes caractéristiques ni intérêts.
oct 12, 2012 @ 15:35:40
@ Machoman,
Les femmes DEVAIENT travailler avant le féminisme… sauf qu’elles n’avaient pas le contrôle de leur salaire, c’est le mari (ou le père) qui controlait l’argent (elles n’avaient accès qu’à des métiers subalternes, et devaient se contenter du « salaire féminin », être payée moins qu’un homme quoi).
Les pub justement prônent des « principes » qui ont toujours été combattu par les féministes : le « sois belle », ET « tu n’as de valeur que par ta beauté et ta jeunesse ».
Drôle d’idée que de reprocher au féminisme des choses qui sont la perpétuation du machisme !
Les hommes et les femmes sont égaux… car les hommes ET les femmes sont des êtres humains.
(épargnez-nous l’étalage de votre ignorance).
mar 24, 2013 @ 20:21:34
Même pas la peine de répondre à ce blaireau.
Si travailler et avoir le droit de vote est si nul, renonces-y toi en tant que mec !
Pourtant quelque chose me dit que ça te ferait bien chier de ne pouvoir avoir l’indépendance économique et d’être privé de tes droits civiques.
Comme tu es un machoman, peut-être tu fréquentes des pauvres filles qui ne dépensent leurs salaires qu’en rouges à lèvres. Moi j’en connais plutôt qui en dépense pour s’acheter des appart, partir en vacances, aller au théâtre, au cinéma, au resto, assurer une éducation à leurs gosses, bref, la plupart des choses que font les hommes aussi. Et c’est sans compter qu’un salaire leur octroie le droit de pouvoir dire à un blaireau comme Machoman : casse-toi, je n’ai pas besoin de faire la vaisselle à un homme qui me méprise pour ne pas mourir de faim, et ça, ça te rogne, c’est normal. ^^